Le
CABR est né d'une action ponctuelle
contre le bruit infligé à certains résidents
d'un quartier strasbourgeois.
En 1969, une campagne de sensibilisation aux nuisances sonores
est menée dans un secteur de l'Esplanade à Strasbourg.
Elle est due à l'initiative de la section "Habitat-Cadre
de vie" de l'Association des Résidents de l'Esplanade,
l'ARES.
L'expérience est plus que concluante et débouche
sur la fondation, le 21 janvier 1970, d'une association de
lutte contre le bruit, le "Centre Antibruit du Bas Rhin"
(CABR).
Régie par la loi locale, l'association
est administrée par un comité-directeur de 12
personnes.
Parmi les fondateurs se trouve Jean-Marie LORENTZ, le "patron"
de l'ARES, qui en devient le premier président et qui
sera reconduit dans cette fonction jusqu'en 2007
Pour l'ensemble de son engagement associatif, pour l'exemplaire
probité de son action publique en tant qu'élu
local (conseiller général du bas Rhin, adjoint
au maire de Strasbourg), Jean-Marie LORENTZ a été
élevé à la dignité de chevalier
de la Légion d'Honneur en 2006.
Il est décédé en octobre 2008 et restera dans les mémoires comme un pionnier dans le domaine du bruit, fléau moderne beaucoup trop sous-estimé.
Il a
su tenir pendant 37 années, avec persévérence et pugnacité, les rênes d'une des
trop rares associations françaises de lutte contre
les nuisances sonores. Il semble même que le
Bas-Rhin soit toujours l'unique département de l'hexagone
bénéficiant d'un tel service : cette exception
ne peut qu'étonner quand on sait que 54% des Français
placent le bruit en tête des pollutions les plus difficiles
à supporter.
En mars 1991, le CABR s'installe dans le
local que la Maison des Associations de Strasbourg met à
sa disposition, moyennant un loyer relativement modique, mais dont le poids budgétaire n'est pas négligeable.
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